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Plan de déplacements urbains

Le Plan de Déplacements Urbains définit les principes généraux de l’organisation des transports, de la circulation et du stationnement dans le périmètre des transports urbains. Objectif principal : une utilisation plus rationnelle de la voiture, une plus grande place accordée aux piétons, aux deux-roues et aux transports en commun. Le projet de tramway de l’Agglomération rémoise s’intègre parfaitement dans l’esprit de la loi.

La Loi d’Orientation sur les Transports Intérieurs (LOTI) de 1982 définit à la fois « des méthodes et des outils à utiliser dans le domaine des investissements liés aux transports » et incite à « la réalisation de Plans de Déplacements Urbains (PDU) ». La Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (LAURE) de 1996, oblige les agglomérations de plus de 100.000 habitants à réaliser un Plan de Déplacements Urbains.

vue de la ville (JPG) PDU : de quoi s’agit-il ?

Les objectifs du PDU sont fixés par la loi. Les Plans de Déplacements Urbains doivent porter sur la diminution du trafic automobile, le développement des transports collectifs et des moyens de déplacements économes et moins polluants, notamment l’usage de la bicyclette et la marche à pied.

Le PDU doit se donner les moyens de rendre plus efficace l’usage de la voirie. C ’est ainsi qu’il porte sur l’organisation du stationnement sur le domaine public, sur voirie et en ouvrage, sur le transport et la livraison des marchandises et sur l’encouragement, pour les entreprises comme pour les collectivités publiques, à favoriser le transport de leurs salariés, notamment via les transport publics ou l’incitation au co-voiturage.

Le PDU rémois a rendu son diagnostic : les constatations sont similaires à ce que l’on remarque dans toutes les agglomérations françaises de même importance. En premier lieu, une augmentation constante de l’utilisation de la voiture (+20 % en dix ans). Elle assoie son hégémonie au détriment de tous les autres modes de déplacements. L’omniprésence de l’automobile provoque des nuisances qui dégradent la qualité de vie dans l’agglomération (bruits, pollutions, espaces publics vampirisés par les véhicules en stationnement...).

Du côté des transports publics, dont l’offre a été régulièrement améliorée, on constate que le réseau atteint ses limites. La fréquentation stagne. Les transports collectifs n’attirent pas de nouveaux clients. Les bus sont saturés aux heures de pointe. La vitesse commerciale se dégrade. Les fréquences de passages sont irrégulières. Les horaires ne peuvent plus être respectés. Le confort fait défaut.

ville (JPG) C’est la spirale infernale et l’automobile poursuit sa progression. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 1988 et 1997, une croissance de 2 % par an. En projection, si rien ne se passe, à l’horizon 2010, sept déplacements sur dix seront effectués en voiture.

Le niveau de pollution atteint, en certains endroits, des seuils critiques. L’objectif européen de niveau de pollution en NO2 (moyenne annuelle) est de 40 µg/m3. Sur les Basses Promenades, il atteint déjà 39µg/m3, sur les Hautes Promenades, il se situe à 43µg/m3, dans l’avenue de Laon, à 54µg/m3, dans la rue du Colonel Fabien à 65µg/m3 (moyennes annuelles).

Les espaces publics sont aujourd’hui presque exclusivement dédiés à la voiture. Symbole de cette invasion, les Promenades à Reims. A l’origine, véritable poumon vert de Reims, ce très bel espace est aujourd’hui affecté au stationnement.

Les grandes orientations du PDU rémois.

centre ville la nuit (JPG) Le Plan de Déplacements Urbains a fixé les objectifs à atteindre. Le premier d’entre eux, c’est de rééquilibrer les différents modes de déplacement en menant des actions en faveur de chacun d’entre eux. C’est offrir la possibilité, à tous les habitants de l’agglomération, d’utiliser quand c’est possible, un autre mode de déplacement que la voiture. Il faut, en effet, raisonner l’usage de l’automobile, qui restera un moyen essentiel de déplacement. La voiture OUI , mais quand elle est vraiment utile.

Pour rendre la voiture utile, l’agglomération opte pour une meilleure hiérarchisation du réseau de voiries à l’horizon 2010, en développant, notamment, les voies de contournement. Ceci afin de permettre une meilleure accessibilité au cœur de ville et dynamiser ainsi l’activité commerciale. L’optimisation du stationnement est progressivement mise en place : offres différenciées, tarification incitative, amélioration du jalonnement, tarification spécifique pour les résidants, courte durée gratuite, stationnement minute... toute une série de mesures destinées à segmenter au mieux l’offre et à favoriser le stationnement des chalands dans les zones à forte densité commerciale.

Les rues doivent être transformées en des espaces à vivre. C’est pourquoi, le dispositif est complété par des opérations de requalification des espaces publics pour, notamment, redonner le goût de la marche à pied. Exemples de cette politique, le réaménagement de la place du Forum, de la place Museux , les projets programmés pour la place Saint-Nicaise , la place Buirette , la rue de l’Etape...

Pour favoriser les modes doux, les trottoirs sont élargis, des zones 30 sont créées. Le mobilier urbain est rationalisé pour favoriser les cheminements piétons. Les traversées aux carrefours sont améliorées, en particulier pour les personnes à mobilité réduite, des bateaux handicapés, des avancées de trottoirs, sont aménagés.

Les deux roues ne sont pas oubliées : un schéma directeur d’agglomération garantit la continuité des itinéraires. Des mesures ponctuelles d’aménagements sont prises pour assurer le maximum de sécurité et favoriser le stationnement des vélos aux lieux de destination.

Quant à l’amélioration des transports en commun, elle se fera par le développement de l’inter modalité pour notamment faciliter les liaisons entre les lieux de vie et les lieux d’activité, par la création de deux axes forts de transports collectifs en sites propres guidés et par l’amélioration de l’accessibilité.

Le tramway pour atteindre les objectifs du PDU.

Le futur réseau de transports collectifs sera amélioré, dans son ensemble, pour profiter à tous. Véritable colonne vertébrale de la circulation dans l’agglomération, la première ligne de tramway constituera l’axe fort de notre développement. C’est ainsi que les communes et les quartiers non desservis par le tramway profiteront de la réorganisation du réseau de bus.

Parmi les agglomérations françaises qui doivent mettre en place un Plan de Déplacements Urbains, vingt-cinq d’entre elles ont fait le choix du tramway moderne. Un choix réfléchi et raisonné qui s’impose face aux défis des transports collectifs à venir.

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